VIOL

Publié le par Christophe ALVES

Voici un magnifique poème, tiré de ce magnifique blog qui n'a rien à envier à personne !!!

 

 

Si j'avais su,

Ce que t'avais prévu,

Je ne serai pas venue,
Te rejoindre en pleine rue,

J'avais 12 ans et j'étais bête,
J'ai cru que tu étais différent des autres garçons,
Que tu m'aimais peut-être,
En fait, t'étais encore plus con,

Au début, c'était comme dans mes rêves les plus fous,
Tu m'as embrassée dans le cou,
Tu voulais qu'on marche un peu,
Tu m'as pris la main, tu semblais si heureux,

Tu m'as emmenée un peu à l'écart du monde,
Dans une petite ruelle toute sombre,
Je m'en suis rendue compte trop tard,
Mon rêve allait devenir un cauchemar,

Tout à coup, tu n'étais plus le même,
Tu m'as plaquée contre le mur, fini les 'je t'aime',
Tu m'as dit que t'avais envie de moi,
Que je ne pouvais rien contre toi,

Tu m'as tenue contre le mur et tu as serré,
Une main sur ma bouche pour m'empêcher de crier,
Je sentais ton souffle rauque dans ma nuque,
Tandis que tu m'arrachais ma jupe,

Je ne savais pas quoi faire,
Ta main toujours sur ma bouche m'obligeait à me taire,
J'essayais de m'échapper,
Mais tu me tenais avec fermeté,

Je sentais mes jambes fléchir,
J'ai cru que j'allais mourir,
Je te suppliais du regard,
mais c'était sans espoir,

Ma jupe tombée par terre,
Ton jean déjà ouvert,
J'étais épouvantée,
Mais toi, tu riais,

Tu t'es collé contre moi,
Il n'y avait plus que ma culotte pour me séparer de toi,
A ce moment j'ai prié Dieu de m'évanouir,
Pour ne plus entendre tes soupirs,

J'ai ressenti une douleur atroce,
Tu m'avais pénétrée avec force,
Tes mains exploraient chaque parcelle de mon être,
Je ne pouvais plus crier, aucun son ne sortait,
Tu prenais ton pied, j'étais ton jouet,

Quand ça ne t'a plus amusé,
Tu m'as retournée,
Et t'as recommencé,
Par derrière, pour changer,

J'ai eu encore plus mal,
Je me sentais si sale,
Tu m'avais souillée,
Ruiné ma vie à jamais,

Quand t'as senti ton plaisir venir,
Tu m'as agenouillée devant toi,
T'as ouvert ma bouche, y enfonçant tes doigts,
Et tu m'y as enfoncé ton dard, sans prévenir,

J'avais envie de vomir,
J'avais envie de mourir,
T'as évacué ton sperme dans ma bouche,
Tu m'as forcé à avaler toute la louche,

Et puis t'es parti,
En me laissant là,
Seule, nue et meurtrie,
Au plus profond de moi,

Tu m'as juste fais jurer,
De ne jamais en parler,
Disant que t'étais sûr que j'avais aimé ça,
Même si je ne l'avouais pas,

Je t'aimais, tu sais,
Et ma virginité,
Je te l'aurai donnée,
Si t'avais pensé à me le demander,
Avant de me violer !

 

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C
Ton blog est super soit dit en passant! Désolé mon commentaire précédant est resté en blanc... Ton article est très touchant, dur à lire, mais très près d'une réalité qui malheureusement touche une partie de la société. Bonne continuation.
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Tu sais à quel point je suis sensible à ce genre d'horreurs, alors ça se passe de commentaires....
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